Vous avez envie d'apprendre le Project Life quand on débute, sans vous perdre dans le matériel ni dans les règles ? Ce guide vous accompagne pas à pas. Vous y trouverez ce qu'il faut acheter (et ce qui peut attendre), comment choisir un premier projet et un rythme, puis comment scraper votre première page.
Choisir son matériel pour débuter
Avant de remplir son panier, il est utile de comprendre comment fonctionne un album Project Life. Le matériel découle directement de ce principe : quelques éléments bien choisis suffisent pour démarrer, et le reste peut venir plus tard.
Comprendre le principe
Le Project Life est une méthode de scrapbooking créée par l'Américaine Becky Higgins. L'idée est de documenter votre quotidien comme un journal de souvenirs, semaine après semaine ou au fil des occasions.
Le concept est simple : vous glissez des photos, des cartes et quelques lignes de texte dans des pochettes plastiques transparentes. Ces pochettes sont divisées en cases et se rangent dans un classeur.
Ce sont justement ces cases qui guident la mise en page. Vous n'avez pas à imaginer une composition sur une grande feuille blanche, ce qui rend cette création très accessible quand on est débutant.
Réunir l'essentiel
Pour débuter votre album, pas besoin de vider un magasin de loisirs créatifs. On conseille souvent de partir léger : trop de matériel d'un coup, et on ne sait plus par où commencer.
- Le support : un album ou un classeur, avec des pochettes compatibles.
- Les photos et les cartes : vos photos imprimées et quelques cartes pour écrire ou décorer.
- Un feutre fin noir : il suffit pour un journaling net et lisible. Stickers, die-cuts, tampons et embellissements en bois peuvent attendre vos premières pages.
Un kit assorti simplifie le choix des couleurs, puisque les produits sont pensés pour aller ensemble. Il n'a rien d'obligatoire pour autant : vous pouvez tout à fait démarrer avec ce que vous avez déjà dans vos tiroirs.
Choisir album, pochettes et cartes
Le plus sûr est de choisir d'abord le système de pochettes, puis l'album qui lui correspond vraiment. Vérifiez le format, les perforations et l'espacement des anneaux avant d'acheter. Chez Dans mes pochettes, les albums à pochettes existent en 23 × 30 cm pour un projet sur plusieurs mois et en 15 × 20 cm pour un projet plus ciblé. Ces dimensions désignent la pochette plastique, l'album étant légèrement plus grand.
Nos pochettes Project Life 23 × 30 cm sont vendues par lots de 10, avec plusieurs modèles de compartiments pour classer et protéger photos, cartes et créations. Côté cartes, le critère décisif reste leur correspondance avec les cases de vos pochettes.
| Format de carte | Usage le plus courant |
| 10,2 × 15,2 cm (4 × 6 pouces) | Titre, petit récit, texte plus long |
| 7,6 × 10,2 cm (3 × 4 pouces) | Dates, listes, citations, détails |
Pour gagner du temps dès la première séance, Dans mes pochettes propose des papiers de cartes Project Life en lots de 20. Chaque papier mesure 15,2 × 20,4 cm et se découpe ensuite en cartes de 10,2 × 15,2 cm ou de 7,6 × 10,2 cm, pour les titres, le journaling et la décoration.
Commencer votre album Project Life à votre rythme
Une fois le matériel réuni, reste à savoir quoi raconter, et à quelle fréquence. C'est souvent là que tout se joue : un cadre réaliste dès le départ vous évite de vous décourager au bout de trois semaines.
Choisir un premier projet limité
Pour débuter un album Project Life, un voyage, une saison, un mois, une quinzaine ou un événement rassure bien plus qu'une année entière. Un week-end prolongé suffit largement pour vos premiers pas en Project Life.
Le petit album est une jolie porte d'entrée. Il permet de raconter des vacances ou un anniversaire sans vous engager tout de suite sur 52 semaines, tout en apprivoisant les pochettes, les cartes et le journaling.
Le format suit ce choix. Le 15 × 20 cm convient à un projet court ou à peu de photos, tandis que le 23 × 30 cm offre plus de place pour une année chargée. Nos pochettes pour grands albums 23 × 30 cm proposent ainsi 6 à 8 compartiments par face, contre 4 au maximum en 15 × 20 cm.
Définir un rythme réaliste
Le Project Life n'impose ni une photo par jour ni une double page par semaine. Il peut être hebdomadaire, mensuel, événementiel, ou rempli seulement quand vous avez quelque chose à raconter. Une double page peut couvrir une semaine entière comme un mois complet.
Un rythme léger peut ressembler à ceci : 10 minutes le dimanche pour sélectionner les photos, puis environ 30 minutes par semaine pour une page. Et quand la période est chargée, une page toute simple avec une seule photo suffit à garder le fil.
Préparer les photos au fil des mois
Le tri en amont, c'est un peu le secret des albums qui avancent. Bon, ce n'est pas très glamour, mais une petite méthode d'organisation vous fait gagner beaucoup de temps au moment de scraper.
- Douze dossiers mensuels : créez-les sur l'ordinateur et nommez-les par exemple « 2026-01 » pour garder un ordre chronologique constant.
- Un transfert chaque semaine : videz votre téléphone le dimanche, ou le jour qui vous arrange.
- Quelques événements par mois : choisissez les moments que vous voulez raconter.
- Une à trois photos par événement : de quoi préparer une sélection raisonnable avant l'impression.
Parmi nos conseils pour débuter, celui-ci revient souvent : avec des milliers de photos dans le téléphone, c'est justement une petite sélection qui aide à lancer une page.
Réaliser sa première page simplement
Pour réaliser un album Project Life, tout commence par une page. L'enchaînement se fait étape par étape : les photos d'abord, puis les cartes et le texte, et la décoration seulement à la fin.
Imprimer et placer les photos
Imprimer avant de connaître vos cases, c'est risquer des tirages au mauvais format. Commencez donc par la pochette, puis imprimez en conséquence.
- Choisir une ou deux configurations de pochettes avant de commander vos tirages.
- Vérifier la dimension exacte : 10 × 15 cm et 10,2 × 15,2 cm sont proches sans être identiques, fiez-vous au modèle de pochette.
- Imprimer : le tirage 10 × 15 cm remplit les grandes cases, deux photos 7,5 × 10 cm se glissent dans les petites.
- Placer les photos en alternant portraits, paysages et gros plans.
Nos albums photo à pochettes acceptent les formats 10 × 15 cm et 7,5 × 10 cm, en vertical comme en horizontal, sans coller vos clichés.
Ajouter les cartes et le journaling
Pour chaque photo, demandez-vous ce qu'elle ne dit pas toute seule. La carte apporte le lieu, la date, les personnes présentes, une phrase entendue ou votre ressenti. Quelques lignes suffisent : où, quand, avec qui, et pourquoi ce moment compte.
Écrire trop tard, c'est souvent perdre l'anecdote. Gardez un carnet, un agenda ou les notes de votre téléphone pour y glisser une recette, une citation ou un mot d'enfant, et vous retrouverez le contexte au moment de scraper.
Finaliser sans surcharger
Une page peut déjà raconter un souvenir avec trois éléments : une photo, une carte et quelques lignes. Le reste vient seulement s'il apporte quelque chose.
- Composer avec les photos, les cartes et le texte.
- Vérifier l'ensemble : couleurs, orientations, lisibilité, cohérence avec la page voisine.
- Décorer légèrement si un vide le demande vraiment.
- Encadrer les petites photos sur un fond de papier ou avec un peu de masking tape.
Avant tout collage définitif, vérifiez que l'élément entre bien dans sa pochette. Dans beaucoup de pages, d'ailleurs, rien n'a besoin d'être collé.
Choisir les souvenirs à garder
La valeur d'un album ne tient pas à sa mise en page, mais à ce qu'il garde. Et bonne nouvelle : la matière est déjà là, dans vos journées.
Documenter les petits moments
Le quotidien fournit beaucoup d'idées, bien au-delà des grandes occasions :
- Une balade en famille ou une sortie dans la nature.
- Un repas entre amis ou une recette essayée un dimanche.
- Une phrase d'enfant qui vous a fait rire.
- Une journée ordinaire devenue souvenir sans prévenir.
Inutile de tout garder : retenez les photos qui racontent le mieux l'épisode, le texte s'occupe du reste. Un ticket de transport, une place de cinéma ou de concert, une carte postale reçue ajoutent aussi votre touche personnelle.
Créer un album à votre image
Le Project Life peut devenir un journal familial, un carnet de voyage, un album de naissance ou la mémoire d'une année scolaire. Pour beaucoup de mamans, c'est l'occasion de raconter l'évolution des enfants.
Il peut aussi suivre une passion. Un album de cuisine garde les recettes testées et les photos des plats, un album créatif conserve les étapes, les essais et le résultat d'une création faite avec les mains.
Le classement chronologique reste simple, mais une organisation par thème ou par événement fonctionne tout aussi bien, si elle vous aide à garder une trace de ce qui compte.
Donner une harmonie aux pages
Utiliser une même collection permet de retrouver des couleurs et des motifs assortis d'une page à l'autre, sans passer des heures à choisir. C'est d'ailleurs pour ça qu'on aime travailler avec un seul assortiment à la fois. Si vous créez vos propres cartes ou fonds, trois couleurs au maximum gardent l'ensemble lisible.
Avant une séance, triez vos cartes Project Life en trois piles : titres et dates, journaling, puis cartes décoratives. Vous choisissez plus facilement celles qui servent réellement la page, et c'est un projet simple qui avance.
Continuer sans se décourager
Démarrer, c'est une chose. Tenir sur plusieurs mois en est une autre, et c'est normal que ça soit parfois un peu répétitif. Quelques habitudes rendent l'album plus facile à faire vivre.
Alléger chaque séance
Une séance courte mais terminée vaut souvent mieux qu'un grand projet laissé de côté. Pour y arriver, sortez seulement ce qui sert la page du jour et gardez le reste hors de vue :
- L'album et les pochettes choisies.
- Les photos à placer.
- Quelques cartes et un stylo.
- Les embellissements envisagés, pas plus.
Entre deux séances, une boîte ou une caisse dédiée accueille cartes, stylos, feutres, tampons et petits embellissements. La fois suivante, tout est prêt à ressortir.
Garder une méthode souple
Une sélection prête se glisse en une minute dans les pochettes.
Vous pouvez aussi laisser volontairement une page libre, pour créer une respiration ou réserver une place à un contexte à ajouter plus tard. Un album se construit petit à petit, sans avancer au même rythme toute l'année.
Reprendre après une pause
Après une pause, inutile de rattraper chaque semaine manquée. Une page de transition comme « Ce qui s'est passé depuis le début de l'année » ou « Les petites choses que je veux garder en mémoire » fait le lien, puis vos photos récentes et quelques cartes de journaling vous permettent de reprendre au présent.
Foire aux questions
Faut-il de la colle ou des ciseaux pour faire du Project Life ?
Non, pas forcément. Selon la documentation officielle de la marque Project Life, ni colle, ni ciseaux, ni outils ne sont nécessaires : photos et cartes se glissent simplement dans les pochettes. Si vous souhaitez tout de même coller un élément définitivement, vérifiez d'abord qu'il entre bien dans sa pochette.
Pochettes amovibles ou pages fixes : quel album choisir quand on débute ?
Dans les deux cas, vos souvenirs se glissent dans des pochettes. Ce qui change, c'est la reliure. Avec un classeur à anneaux, les pochettes sont amovibles : vous pouvez en ajouter, en retirer ou les déplacer, ce qui laisse beaucoup de souplesse si vous pensez modifier vos pages. Un album aux pages fixes est encore plus simple, puisque ses pochettes compartimentées sont déjà reliées et prêtes à remplir.
Qu'est-ce que « Mon journal de l'année » ?
C'est l'appellation française adoptée en 2022 pour désigner le Project Life. Chez Dans mes pochettes, on l'utilise volontiers, et nos albums photo à pochettes servent justement de support pour créer votre journal de l'année.